Ce que vos enfants voudront savoir sur vous

Écrit par , fondateur de Solexi.ai.

Les enfants ne posent presque jamais les vraies questions au bon moment. Ils les posent dix ans trop tard, souvent après un décès, quand la seule personne qui pouvait répondre n’est plus là.

Les questions qui reviennent toujours

Les proches endeuillés cherchent rarement des chiffres. Ils cherchent des explications et des visages.

  • Comment tu étais, toi, avant d’être mon parent ?
  • Pourquoi on est partis de là-bas, vraiment ?
  • Qui sont les gens sur cette photo ?
  • Pourquoi tu ne parlais jamais de cette période ?
  • Est-ce que tu étais heureux ?

Répondre en une page, sans écrire ses mémoires

Vous n’avez pas besoin d’un livre. Un document d’une page par thème, écrit simplement, couvre l’essentiel de ce qui manquera.

Une bonne réponse contient un fait, une date approximative et une émotion. C’est le minimum vital pour qu’un souvenir tienne debout tout seul.

  • Votre enfance en dix lignes : lieu, maison, ambiance.
  • Vos parents, en tant que personnes et non en tant que rôles.
  • Le moment où votre vie a changé de direction.
  • Ce dont vous êtes fier, et ce qui vous a coûté.
  • La façon dont vous avez rencontré l’autre parent.

Ce que les enfants regrettent de ne pas avoir

Presque tous mentionnent les mêmes trois choses : la voix, les noms sur les photos, et l’explication des silences. Aucune des trois ne se retrouve après coup.

Si vous ne faites qu’une seule chose, enregistrez vingt minutes de votre voix racontant votre enfance. C’est le geste au meilleur rapport effort/valeur qui existe.

Le mettre là où ils le trouveront

Écrivez, puis rangez au même endroit que les documents pratiques, et dites-le à quelqu’un. Un texte trouvé par hasard trois ans plus tard a fait la moitié du travail seulement.

Datez chaque page : vous changerez d’avis, et les versions successives sont elles-mêmes intéressantes.

Questions fréquentes

Faut-il tout dire, même les choses difficiles ?

Vous n’êtes obligé à rien. Mais dire qu’un sujet existe et que vous préférez ne pas le détailler vaut mieux que le silence complet : le silence, lui, se remplit d’hypothèses.

À quel âge partager ces textes ?

La plupart des familles choisissent l’âge adulte, ou un moment précis (majorité, mariage, naissance). Indiquez votre intention par écrit pour que personne n’ait à deviner.

Et si mes enfants ne s’y intéressent pas aujourd’hui ?

C’est presque toujours le cas, et cela change vers trente ou quarante ans. Écrivez pour l’adulte qu’ils seront, pas pour l’enfant qu’ils sont.

Solexi ne remplace ni un testament légal, ni un notaire, ni un avocat. Solexi vous aide à centraliser, organiser et transmettre vos informations.

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